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Bâtiment

Transcription de la vidéo : Plancher en porte-à-faux

Bienvenue à cette capsule d’informations portant sur les planchers en porte-à-faux.

Cette capsule vous est offerte par la Régie du bâtiment du Québec.  

Dans le but d’alléger le texte, nous avons choisi d’indiquer simplement le «Chapitre Bâtiment» lorsque nous faisons référence au «Chapitre 1, Bâtiment, et Code national du bâtiment – Canada 2005 (modifié)» du Code de construction du Québec.

Les planchers en porte-à-faux permettent à l’occasion de gagner de l’espace habitable ou de créer des designs architecturaux recherchés. Cependant, leur exposition au froid en fait souvent une zone problématique générant inconfort pour les occupants et casse-tête pour les constructeurs.

Les sensations d’inconforts liés aux porte-à-faux sont souvent causées

  • par des infiltrations d’air,
  • un refroidissement occasionné par les ponts thermiques
  • ou par un manque d’apport de chaleur.


La méthode de construction des porte-à-faux occasionne parfois une discontinuité du système pare-air. À tort, on croit que la laine de fibre de verre utilisée comme isolation du plancher sera une bonne barrière pour empêcher l’air de circuler.

Or, on sait que la fibre de verre n’est pas un produit qui empêche l’air de circuler, mais qui agira plutôt à la manière d’un filtre peu efficace.

Aussi, les éléments structuraux qui soutiennent le porte-à-faux sont généralement peu isolants et sont donc, des sources de pertes de chaleur supplémentaire.

Au contact des pieds, la déperdition thermique ressentie vis-à-vis les éléments d’ossature du plancher est parfois source d’inconfort supplémentaire.

Même un plancher avec suffisamment d’isolation pourra se refroidir et même une petite déperdition thermique pourra occasionner une sensation de froid.

Souvent dans les planchers exposés au froid, le manque d’apport de chaleur au support de plancher vient accentuer les autres sources d’inconfort. La tendance est d’avoir recours à une plus grande quantité d’isolant dans un porte-à-faux croyant à tort qu’il sera plus chaud. Dans les faits, en plaçant beaucoup d’isolant dans un porte à faux, ceci a pour effet d’empêcher l’apport de chaleur qui pourrait réchauffer le support de plancher et on obtient donc un plancher moins confortable lorsqu’il est bourré d’isolant.

Si l'on veut réduire cette sensation de froid aux pieds, nous avons avantage à ce que le support de plancher reçoive la même quantité de chaleur au-dessus qu’en dessous en aménageant un espace d’air entre l’isolant dans la cavité et le support de plancher.  

De manière à créer un porte-à-faux performant et confortable, il est recommandé de tenir compte de quatre critères principaux lors de sa conception et de sa réalisation :

Premièrement, toujours assurer une étanchéité à l’air adéquate;

Deuxièmement, recouvrir les ponts thermiques avec un produit d’une valeur de résistance thermique élevée;

Troisièmement, isoler la cavité du plancher au moyen de natte de fibre de verre. Notez bien que, l’isolation dans le plancher doit comporter un pare-vapeur du côté chaud;

Finalement, maximiser l’espace d’air entre l’isolant et le sous-plancher de façon à permettre une circulation d’air et un apport de chaleur sous le support de plancher. Ceci maintiendra le plancher plus chaud et plus confortable.
 
Pour ces raisons, la nouvelle réglementation, qui vise le rehaussement de l’efficacité énergétique dans les logements, exige pour les planchers exposés à un espace non chauffé un système d’étanchéité à l’air, une isolation supérieure et une couverture des ponts thermiques importante.

La nouvelle réglementation exige :

  • que les parois du bâtiment offrent une résistance aux infiltrations et aux exfiltrations d’air par un système d’étanchéité à l’air continu, selon la section 9.25.
  • que la valeur de résistance thermique atteigne un R total de R 29,5.
  • et, finalement, que la couverture des ponts thermiques soit assurée par un matériau isolant d’une valeur de R 7,5 et que ce matériel soit installé par l’extérieur.


Voici un exemple d’une isolation possible d’un plancher en porte-à-faux à l’aide du polyuréthane giclé.

L’utilisation du polyuréthane giclé assure un système d’étanchéité à l’air et à la vapeur simultanément.

Notez bien que le polyuréthane giclé est une mousse plastique. Elle doit donc être protégée par une barrière thermique conformément à l’Article 9.10.17.10. du chapitre Bâtiment du Code.

Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre lors de la conception et la construction d’un plancher en porte-à-faux, le choix des matériaux de revêtement de plancher peut influencer le confort.

Certains matériaux sont plus conducteurs, comme les tuiles de céramique et autre revêtement similaire. Ces revêtements auront tendance à procurer une sensation de froid.

Il est donc recommandé d’utiliser des matériaux de revêtement de plancher moins conducteur comme le linoléum ou le bois.

En revanche, un système de plancher radiant, bien que plus coûteux, pourrait rendre les planchers de type porte-à-faux plus confortable et ce, peu importe le revêtement de finition.

Voici quelques nouvelles exigences en regard à la construction d’un plancher en porte-à-faux.  

  • Valeur isolante Rtotal des planchers séparant un espace chauffé d’un espace non chauffé, ou de l’air extérieur, d’au minimum RSI 5,2 (R-29,5).


Cette valeur doit inclure des matériaux isolants recouvrant les ponts thermiques d’une valeur de résistance thermique d’au moins RSI 1,32 (R-7,5).

Cette capsule a été réalisée en fonction du Règlement sur l’efficacité énergétique. Nous vous conseillons de consulter le Code de construction du Québec, chapitre Bâtiment, partie 11, avant de commencer des travaux.

 

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