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Bâtiment

Transcription de la vidéo : Étanchéité à l'air

Bienvenue à cette capsule d’informations portant sur l’étanchéité à l’air dans les bâtiments.

Cette capsule vous est offerte par la Régie du bâtiment du Québec.  

La partie 11, Efficacité énergétique,  du chapitre Bâtiment du Code de construction  renvoie à la partie 9, Maisons et petits bâtiments, en ce qui a trait à l’étanchéité à l’air. Plus précisément, elle renvoie à la sous-section 9.25.3 intitulée «Systèmes d’étanchéité à l’air». Cette capsule vous rappelle les exigences de cette section.

Dans le but d’alléger le texte, nous avons choisi d’indiquer simplement le «Chapitre Bâtiment» lorsque nous faisons référence au «Chapitre 1, Bâtiment, et Code national du bâtiment – Canada 2005 (modifié)» du Code de construction du Québec.

Plusieurs facteurs et éléments entrent en ligne de compte pour réaliser une construction de qualité et efficace au point de vue de sa consommation d’énergie.

Un de ces éléments parfois négligés, souvent par inadvertance, est l’étanchéité à l’air des bâtiments. Pourtant, il est important d’assurer un système d’étanchéité à l’air efficace dans un bâtiment tout en conservant une ventilation mécanique adéquate. Cela assure une bonne qualité d’air intérieur.

Un manque d’étanchéité à l’air dans un bâtiment est souvent la cause de problèmes tels que :

  • l’inconfort causé par des courants d’air qui rendent les planchers et les pièces froides,
  • une facture de chauffage élevée,
  • la formation de condensation cachée, qui peut provoquer des moisissures selon la gravité du problème, ou tout simplement
  • un assèchement excessif de l’air, qui incommode les occupants et qui affecte les matériaux de finition intérieure.

Tous ces problèmes peuvent être contrôlés et réduits considérablement lorsque le système pare-air et pare-vent d’un bâtiment est adéquat.

Dans nos méthodes habituelles de construction, on a souvent recours à des isolants en natte qui sont efficaces grâce à l’air qu’ils emprisonnent. Pour qu’un matériau isolant maintienne son efficacité et pour qu’il contribue à la réduction de la consommation d’énergie, il doit être protégé des mouvements d’air. En effet, ces mouvements d’air pourraient réduire sa performance en l’empêchant de maintenir de multiples petites poches d'air immobiles.

Le système pare-air et le pare-vent vont contribuer à assurer une performance adéquate de l’isolant en natte.
Voyons ensemble l’apport de ces systèmes dans l’étanchéité de l’air dans les bâtiments.

Le pare-vent joue un rôle important dans l’enveloppe de bâtiment. Il se retrouve à l’extérieur afin de protéger l’isolant de toute circulation d’air provenant de l’extérieur causée par le vent.

Le système pare-vent joue aussi parfois le rôle de finition extérieure, mais habituellement, il s’agit

  • de pare-intempéries, comme des papiers de construction,
  • de matériaux en feuille, comme les panneaux d’isolant rigide,

ou de revêtements intermédiaires, comme le carton fibre et les panneaux dérivés du bois tel que de l’OSB ou le contreplaqué.

Le pare-air, en contrepartie, peut se retrouver à différents endroits. Puisqu’il y a plusieurs matériaux qui composent l’enveloppe d’un bâtiment comme les murs hors-sol, la fondation, la toiture, les portes et les fenêtres, il est impossible d’avoir un seul matériau qui enveloppe tout le bâtiment afin d’assurer le système pare-air.

C'est pourquoi ce système est habituellement composé du rassemblement de plusieurs matériaux scellés les uns aux autres. Le facteur le plus important à considérer dans l’exécution du pare-air est la continuité entre tous les matériaux. Un simple manque par rapport à un seul élément est suffisant pour causer de graves problèmes de confort ou même, dans certains cas, une dégradation prématurée de l’enveloppe du bâtiment.

Chaque produit qui entre dans la composition de l’enveloppe du bâtiment a un rôle. Parfois, le même matériau jouera plusieurs rôles. Il est important de déterminer le rôle de chaque matériau lorsqu’on cherche à établir le système pare-air continu. De plus, comme le système pare-air est une série de matériaux scellés les uns aux autres, on doit déterminer le chemin exact du pare-air et identifier chacune des jonctions pour s’assurer qu’il y aura une continuité.

Pour faire une analogie, même si une piscine avait 5 toiles superposées, si chacune d’entre elles avait un trou, la piscine finirait par se vider.

Le système d’étanchéité à l’air doit être perçu de la même façon. Chaque manque permettra à l’air de passer et entraînera des problèmes de différentes gravités selon l’emplacement de l’ouverture, sa grosseur et l’écart de pression entre l’intérieur et l’extérieur de la paroi.

Plusieurs options sont possibles pour réaliser le pare-air : soit avec des matériaux du côté intérieur de l’enveloppe, avec la structure pour certaines parties, soit avec des matériaux du côté extérieur de l’enveloppe. Il est également possible de combiner ces deux méthodes.  

Plus précisément, pour réaliser le pare-air, on peut :

  • Sceller le pare-vapeur pour en faire un pare-air ;
  • Utiliser certains éléments de la structure, comme le béton de la fondation ou des portions de l’ossature pour faire des transitions de l’étanchéité ;
  • Avoir recours au revêtement intermédiaire ;
  • Se servir d’un isolant offrant des propriétés pare-air comme les panneaux de polystyrène pour assurer une continuité du pare-air (attention, les isolants fibreux ne bloquent pas l’air); ou
  • Sceller le pare-intempéries pour le rendre étanche, bien qu’en raison de sa nature fragile, cette méthode soit moins efficace.


Le choix de la stratégie d’étanchéité peut être influencé par l’équipe de travail et ses habitudes, par le temps de l’année, par la méthode d’isolation ou toutes sortes de considérations qui sont parfois non techniques. L’important est de trouver une stratégie efficace.

Il faut dire que toutes les stratégies présentent des avantages comme des inconvénients.

Lorsqu’on procède avec un système d’étanchéité à l’air du côté intérieur, on garde le contrôle sur l’étanchéité à l’air à l’abri, jusqu’à la pose de la finition intérieure. En revanche, les percements pour l’électricité, la mécanique et la plomberie sont nombreux et l'on doit prévoir beaucoup de retouches.

Pour assurer un système d’étanchéité à l’air par l’intérieur, on peut sceller le pare-vapeur pour en faire un pare-air.
Pour ce faire, on doit sceller les jonctions entre le pare-vapeur, le mur de fondation, la solive de rive et le support de plancher.. Cela assure une étanchéité complète.

En procédant par l’extérieur, on obtient un écran plus facile à faire avec moins de percements, tout en maintenant l’enveloppe du bâtiment au chaud. En contrepartie, trouver des déficiences ou faire des ajustements au système pare-air est très difficile une fois la coquille du bâtiment érigée.

Pour assurer un système d’étanchéité à l’air par l’extérieur, on peut sceller le revêtement intermédiaire isolant.
Pour ce faire, on doit rendre étanche la jonction du revêtement intermédiaire isolant avec le mur de fondation et assurer l’étanchéité entre chaque panneau isolant.

Voici quelques exemples de matériaux utilisés comme pare-air :

  • Le polyéthylène et les matériaux en feuille avec des propriétés pare-vapeur, principalement utilisé pour les grandes surfaces comme les murs et les plafonds.
  • Les fenêtres, portes, trappes, régulateur d’évent ou tout autre dispositif servant à la fermeture des ouvertures de l’enveloppe.
  • Dans certains cas, même les parties de l’ossature du bâtiment comme la lisse basse et la solive de rive peuvent agir comme pare-air et servir de liaison entre les différentes parties à rendre étanche.
  • Les produits de calfeutrage, les joints d’étanchéité et les coupe-bise sont utilisés pour sceller les joints entre les éléments afin de conserver la continuité.


Une étanchéité à l’air adéquate et efficace est nécessaire pour les bâtiments. Toutefois, lorsque le niveau d’étanchéité est élevé, il est également important d’assurer un apport d’air frais afin de conserver une bonne qualité d’air à l’intérieur du bâtiment. Il est donc nécessaire, comme le prévoit la nouvelle réglementation, d’installer un système de ventilateur récupérateur de chaleur, aussi appeler VRC, pour contrôler cet apport d’air frais. Par le fait même, cela contribuera au contrôle de l’humidité dans le bâtiment.

Puisqu’il est aussi obligatoire d’avoir des extracteurs d’air dans une maison pour la cuisinière et les salles de bain, il est important d’apporter une attention particulière lorsque nous retrouvons un appareil à combustion dans le bâtiment. Parfois, les propriétaires de maison installent des extracteurs très performants pour la hotte de cuisinière et les ventilateurs de salle de bain. Ces derniers peuvent, dans certains cas, causer un refoulement des gaz de combustion lorsque l’on retrouve un appareil à combustion à tirage naturel. Il est alors recommandé d’installer des systèmes à combustion scellée. Ces appareils sont moins favorables à un refoulement des gaz de combustion causé par les extracteurs d’air du bâtiment.

Bien que la réglementation ne précise pas de taux de changement d’air à l’heure elle renvoie à la sous-section 9.25.3. du chapitre Bâtiment du Code de construction du Québec. Cette sous-section précise qu’on doit construire des habitations avec un système d’étanchéité à l’air continu et efficace de manière à empêcher la formation excessive de condensation dans les vides des murs, des planchers ou dans les entretoits et pour assurer le confort des occupants.

Cette capsule a été réalisée en fonction du Règlement sur l’efficacité énergétique. Nous vous conseillons de consulter le Code de construction du Québec, chapitre Bâtiment, partie 11, avant de commencer des travaux.

 

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