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Penser sécurité

Les appareils élévateurs pour personnes handicapées ou à mobilité réduite

Votre sécurité est notre priorité. Voici quelques conseils sur l’achat, l’entretien, l’utilisation et les dispositifs de sécurité des appareils élévateurs pour personnes handicapées.

Les différents types d’appareils élévateurs

Un ergothérapeute est la personne la mieux placée pour déterminer le type d’appareil qui vous convient le mieux. Parmi les types d’appareils :

  • la plate-forme verticale à gaine fermée (quand il y a une porte)
  • la plate-forme verticale à gaine ouverte (quand il n’y a pas de porte)
  • le fauteuil d’escalier (fixé le long de l’escalier, comme une rampe)
  • la plate-forme d’escalier.

En vertu du chapitre IV, Ascenseurs et autres appareils élévateurs, du Code de construction, seul un appareil élévateur dont le prototype a fait l’objet d’une approbation par un ingénieur peut être installé au Québec.

Consultez la liste des appareils élévateurs pour personnes handicapées selon la norme CSA-B355 [PDF, 84 ko].

Consultez la liste des appareils élévateurs d’habitation pour personnes handicapées selon la norme CSA-B613 [PDF, 81 ko] (dont les usagers sont les membres d’une même famille).

L’installation : seulement par des experts qui détiennent la bonne catégorie de licence

Une fois votre appareil élévateur choisi, demandez des soumissions à au moins trois fournisseurs.

Vérifiez les références du vendeur, du fabricant de l’appareil et de l’installateur

Confiez l’installation à un spécialiste

L’installation d’un appareil élévateur pour personne handicapée ou à mobilité réduite doit être confiée à un spécialiste qui détient la bonne sous-catégorie de licence.

L’entretien : négociez un contrat

Pour des raisons évidentes de sécurité et de coûts, nous vous recommandons fortement de conclure un contrat d’entretien avec un entrepreneur titulaire d’une licence appropriée.

Le fabricant de votre appareil doit vous fournir un programme d’entretien qui peut être présenté sous forme de manuel.

Une plaque signalétique doit être fixée à l’appareil

Elle fournit les renseignements suivants :

  • le nom du fabricant et de l’installateur
  • la date de fabrication
  • la vitesse nominale
  • les caractéristiques (grosseur et type) du moyen de suspension.

L’utilisation de l’appareil

Le propriétaire d’un appareil élévateur pour personne handicapée doit s’assurer que :

  • l’appareil sert exclusivement au transport d’une personne handicapée ou à mobilité réduite;
  • la personne qui utilise l’appareil connaît bien son mode de fonctionnement et les mesures de sécurité concernant son utilisation.

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Les dispositifs de sécurité : clairement inscrits dans votre contrat d’achat

Cette partie, plus technique, décrit les caractéristiques des dispositifs de sécurité dont l’appareil doit être équipé. Prenez-en connaissance et, surtout, faites-les inscrire dans le contrat d’achat.

Serrure positive

Il s’agit d’un dispositif automatique qui empêche la mise en marche de l’appareil sauf si la porte ou la barrière palière est fermée et verrouillée. Cette vérification se fait par contact électrique de fermeture et par contact électrique de verrouillage.

Les portes ou barrières palières, c’est-à-dire celles qui donnent sur le palier, doivent être munies d’une serrure positive. Précisons enfin que la serrure positive fait en sorte qu’on ne peut ouvrir la porte ou la barrière palière que si l’appareil se trouve au palier correspondant.

Commandes à pression maintenue

Les dispositifs de commande de l’appareil doivent être du type à pression maintenue, c’est-à-dire revenir à la position d’arrêt quand on les relâche. Il peut s’agir de boutons-poussoirs ou d’interrupteurs à bascule munis de ressorts.

Dispositifs d’arrêt normal et d’arrêt final de palier extrême

L’appareil doit être muni de dispositifs d’arrêt normal et, s’il y a lieu, d’arrêt final de palier extrême. Ces dispositifs, actionnés directement par le mouvement du véhicule, l’immobilisent automatiquement aux paliers extrêmes ou à proximité de ces derniers.

Parachute

Sauf s’il s’agit d’une machine hydraulique ou qui comporte un mécanisme autobloquant, l’appareil doit être muni d’un dispositif de blocage mécanique (parachute) qui sert à arrêter et à immobiliser le véhicule en cas de défaillance du moyen de suspension ou de la machine d’entraînement.

Frein

Sauf s’il s’agit d’une machine hydraulique ou qui comporte un mécanisme autobloquant, l’appareil doit être pourvu d’un mécanisme de freinage capable d’arrêter doucement le véhicule sur une distance de moins de 20 mm (c’est-à-dire 2 cm ou ¾ po) et de le maintenir immobilisé dans cette position.

Protège-bords et protège-surfaces

Les monte-escalier et les appareils verticaux à gaine ouverte doivent être munis de protège-bords ou de protège-surfaces aux endroits où il y a des risques de cisaillement (coupure), d’écrasement, de coincement et d’abrasion.

Parmi les endroits pouvant présenter de tels risques, mentionnons :

  • les bords ou le dessous du repose-pied ou de la plate-forme d’un appareil élévateur d’escalier;
  • toute autre partie du véhicule qui passe au-dessus des bords de l’escalier;
  • le dessous d’une plate-forme verticale à gaine ouverte.

L’entrée en action d’un protège-bord ou d’un protège-surface au contact d’un obstacle doit permettre d’immobiliser le véhicule sur une distance de moins de 20 mm.

 

Autres protections

L’appareil doit également être conçu de façon à protéger l’usager et toute autre personne se trouvant à proximité contre les chutes et les faux pas, les chocs mécaniques ou électriques, et le feu.

Éclairage et surface du plancher

Le plancher du véhicule doit être éclairé adéquatement afin que l’on puisse savoir s’il est immobilisé au palier. La surface de ce plancher doit être antidérapante et il est recommandé qu’elle soit d’une couleur qui contraste bien avec celle du palier.

Déplacement du véhicule en cas d’urgence

Dans le cas des plates-formes verticales à gaine fermée, un dispositif doit être installé afin de permettre le déplacement du véhicule dans les situations d’urgence, par exemple, lors d’une panne d’électricité.
Un avis expliquant en détail les étapes à suivre pour la manœuvre doit être apposé sur l’équipement.

Il est également recommandé de munir le véhicule d’un moyen de communication en cas de panne de courant ou de défaillance mécanique.

Vous avez peut-être droit à l’un des programmes d’adaptation domiciliaire

Ces organismes offrent des subventions pour l’achat d’appareils élévateurs pour personnes handicapées :

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