Sélectionner un domaine
Vous êtes ici :
Bâtiment
Il faut éviter le développement des bactéries dans les tours de refroidissement et limiter leur dissémination en mettant en place un programme d’entretien.
Une tour de refroidissement fonctionne comme un échangeur de chaleur, par contact direct entre l'eau et l'air ambiant. Son efficacité repose sur la surface de contact entre l'élément liquide et l'air. Pour maximiser cette surface de contact, l'eau est diffusée en gouttelettes dans un courant d'air qui traverse la tour : c’est ainsi que la chaleur est évacuée dans l'air ambiant et que l'eau est refroidie.
Malgré les dispositifs installés pour limiter les pertes en eau durant l’opération, une portion du volume d'eau qui circule dans l'appareil est évacuée vers l'extérieur. En outre, l'évaporation qui survient dans la tour produit une concentration très élevée de matières dissoutes ou en suspension dans l'eau : sels minéraux, produits chimiques, matières organiques, etc.
Les tours de refroidissement présentent un milieu propice au développement de bactéries de l’espèce Legionella qui provoque la maladie du légionnaire. La majorité des infections (plus de 70 à 80 %) seraient dues à la bactérie Legionella pneumophila. Cette bactérie qui vit en milieu humide croît et prolifère davantage à des températures allant de 25 à 42 °C.
Votre première préoccupation dans l’entretien des tours est d’éviter que ne s'y installent des conditions favorables au développement de bactéries provoquant la légionellose. D'autant plus que ces conditions sont susceptibles de réduire l'efficacité de la tour de refroidissement ou de la détériorer.
Les conditions favorisant la croissance et la concentration de bactéries de l’espèce Legionella sont les suivantes :
Votre seconde préoccupation est de limiter les possibilités de dissémination des bactéries dans l'environnement, sous forme de gouttelettes. On évalue en effet que la contamination est possible dans un rayon de 500 à 1000 mètres d'une tour de refroidissement. Afin de limiter les risques de contamination par des bactéries de l’espèce Legionella, il faut donc éviter d'installer ces appareils près des aires de circulation du public ou près des prises d'air des systèmes d'aération des édifices. Comme les gouttelettes d'eau qui s'échappent des tours de refroidissement possèdent des propriétés corrosives, il est aussi déconseillé de les installer près de lieux ou d'équipements sensibles à la corrosion.
La découverte de la légionellose a amené les fabricants de tours de refroidissement et de systèmes de condensation à inclure dans leurs procédures de fonctionnement et d'entretien des recommandations générales pour éviter la propagation de cette maladie. Les fabricants incitent notamment leurs clients à vérifier de façon régulière la contamination biologique de leurs appareils et à en confier la surveillance à un spécialiste en traitement de l'eau ou à une personne qui connaît bien le contrôle et l'entretien de ces installations.
Il s'avère qu'aucune méthode de traitement chimique ou biochimique n'est vraiment universelle. Le programme de traitement doit donc s'adapter à chaque cas, compte tenu des aspects suivants :
Afin de réduire ou d'éliminer les conditions favorables à la prolifération de la bactérie et d'éviter les projections d'eau sous forme de pulvérisation ou d'aérosol, vous devez :
S'il n'existe pas de méthode simple reconnue pour vérifier la présence de bactéries de l’espèce Legionella dans une tour d'eau, à l'exception des analyses et cultures réalisées en laboratoire, il est cependant possible de mettre en place un programme de prévention qui peut s'insérer dans les procédures régulières d'entretien des équipements.
Propriétaires et gérants d’édifice, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) vous propose d’adopter les mesures suivantes afin de préserver vos tours de refroidissement et d'en obtenir un rendement optimal :
Le programme d'entretien doit inclure notamment :
Afin de prévenir la prolifération de bactéries de l’espèce Legionella dans les tours de refroidissement, la RBQ vous recommande de :